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16/12/2009

Ailleurs

Féérique, l’arrivée en avion sur Ushuaia! Des bouts de mer entourés de montagnes enneigées au sommet et vertes à leur pied. Les Andes parsemées sur les eaux… L’impression de pénétrer en des terres inexplorées. Me voilà vraiment ailleurs. Un ailleurs nouveau.

La ville, patchwork elle aussi, petites maisons de couleurs d’un côté, allures de banlieue sinistre de l’autre, ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà pu visiter. Si, un petit parfum de Reykjavik, des cités nordiques, de ces endroits où les éléments dictent la façon de construire les habitations. Toits de tôles ondulées pour se protéger du vent.

Ce vent d’ailleurs, très présent. Celui qui court à la surface des lacs et du canal Beagle, celui qui soulève des bourrasques de poussière sur les chemins, celui qui, la nuit dernière, a chanté continuellement de sa voix presque angoissante. Celui aussi qui m’a accompagnée tout au long de ma balade hier dans le parc national Tierra del Fuego*, provoquant le grincement des arbres les plus anciens.

Paysages fantastiques où les montagnes viennent se jeter sur des plages de galets et de coquillages. Petits îles où se cachent des colonies d’otaries, de cormorans et de manchots de Magellan. Et la lumière, cette lumière si particulière des pays où le soleil ne se couche pas avant dix heures du soir, cette lumière qui, d’un coup de baguette magique, projette sur les eaux lisses de la baie le reflet d’Ushuaia.

Je peine à réaliser que je me trouve toujours en Amérique latine. Et pourtant, la chaleur des habitants, l’espagnol chantant et, encore et toujours, des airs de tango – comme celui qui m’a accueillie au centre des visiteurs du parc national après trois heures de marche – se chargent de me le rappeler.

Demain, direction Punta Arenas, au Chili. Dix heures de trajet en bus, principalement sur une route non goudronnée. Et à l’arrivée, la traversée en ferry du détroit de Magellan…

P.S. La connexion internet n’est pas très bonne, je ne peux malheureusement pas enregistrer mes photos sur le blog. Seule la «couverture» de l’album est passée. Un avant-goût… Je rajouterai les autres dès que possible!

*Terre de feu, la presqu’île qui compose la pointe de l’Argentine et du Chili, a ainsi été nommée à cause des feux allumés par les peuples natifs pour se protéger du froid. C’était la minute historique du jour!)

23:41 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Très beau texte. On s'y croirait. Vivement les photos.

Écrit par : Georges | 17/12/2009

Les commentaires sont fermés.