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10/01/2010

La vie à la ferme

Wifi...Voilà bien l'une des seules manifestations du monde moderne à Reko, la ferme biologique où je passe maintenant quelques jours.

En fait, il ne s'agit pas vraiment d'une ferme à proprement parler. Mais plutôt du rêve d'une famille - un père, ses trois fils, la femme de l'un d'entre eux et leurs trois enfants - de vivre loin de la folie qui s'est emparée de la Terre, de vivre en autonomie et, surtout, en accord avec la nature.

Idéalistes? Je ne crois pas. La tête bien ancrée sur leurs épaules, ils mènent leur projet avec un sérieux, une détermination qui suscite l'admiration. Quelques maisons bâties en matériaux naturels, chauffées par le soleil et alimentées en électricité par la rivière de leur domaine - 120 hectares de prairies et de forêt dans les contreforts des Andes, un paysage idyllique qui rappelle un peu la Suisse - deux serres pour y faire pousser leurs fruits et légumes, des ateliers pour ranger leurs outils: leur rêve prend forme petit à petit, même s'il reste encore beaucoup à accomplir.

C'est là que nous autres volontaires entrons en scène. Nous les aidons à concrétiser leur projet. Main d'œuvre bon marché? Peut-être. Mais surtout une façon pour nous d'expérimenter autre chose, de partager leurs idéaux le temps de notre séjour, de s'inspirer de leur philosophie.

Et de redécouvrir le plaisir de travailler avec ses mains, même si je demeure, j'en suis convaincue, une éternelle intello... Cette semaine, j'ai appris à préparer de la peinture à base de cire d'abeille, j'ai passé trois jours à recouvrir l'une des maisons d'un mélange d'argile, de sable et de paille - idéal, paraît-il, pour l'isolation. Enfin, je me suis démenée pour nettoyer un coin de forêt...

Certes, les soirs, je suis épuisée. Mais c'est une bonne fatigue qui s'empare de moi... Certes, les courbatures s'accumulent, mais je trouve toujours une bonne âme pour me faire un massage. Tous ces petits plaisirs de la vie en communauté - échanger des plaisanteries avec les autres volontaires, partager le quotidien de la famille qui vit ici, danser sur un air de tango dans la cuisine, s'habituer lentement au goût du maté, participer à une séance de yoga improvisée au soleil interrompue par les chiens en recherche de caresses, admirer le ciel étoilé, entendre, à l'heure du déjeuner, le cri tant attendu de «A comer!»...

P.S. Je n'ai pas encore pris beaucoup de photos. En voilà juste une pour vous donner une idée...

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14:15 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Pour un court séjour ça peut être une expérience intéressante, qui permet de découvrir gestes et rythmes de vie oubliés. Mais avoue sincèrement : combien de temps vas-tu tenir avant de regretter notre malsaine et confortable civilisation urbaine et envahie par la technologie ? A suivre...

Tea-time du dimanche sur le Vieux Continent : je vais sortir la bombilla et me préparer du mate en ton honneur.
Santé !

Écrit par : Valentina | 10/01/2010

L'aventure se corse on dirait. Continue comme ça. Bises.

Écrit par : Georges | 10/01/2010

Chère Tania

Viel Spass beim harten Schuften mit den eigenen Händen! Und die Intellektuelle kannst du wieder hervornehmen, wenn du zurück bist...
Liebe Grüsse
Schneebi

Écrit par : Schneebi | 10/01/2010

Hé bien dis donc, tu as des visiteurs illustres sur ce blog :-)
Te casse pas le dos quand même! Bon boulot! Bisous

Écrit par : Mélanie | 12/01/2010

Excellent, bonne pioche(je plaisante pas!), le retour à la terre, une idée soixante huitarde!!! mélanger le manuel à l'intelectuel, ça doit donner quelque chose de bon, dans tous les cas une expérience humaine qui va t'enrichir, courage...

Écrit par : roger de Monique | 14/01/2010

Les courbatures passent, mais les merveilleux souvenirs restent. Ancre bien tout ça dans ta mémoire d'un bon coup de pioche pour nous le raconter en détail à ton retour. Gros bisous !

Écrit par : Aurélie | 15/01/2010

Les commentaires sont fermés.