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26/01/2010

Réflexions nomades - n°1

La première partie de mon périple touche à sa fin. Bientôt, je quitterai le continent sud-américain pour m'envoler de l'autre côté du Pacifique.

J'ai longuement réfléchi à un moyen de clore en beauté ce chapitre sur mon blog. J'ai rêvé de grands mots pour esquisser avec brio l'impression générale laissée par les pays traversés. En vain. Comment résumer en un texte linéaire une multitude de sensations et d'expériences, d'odeurs, de sons et de goûts, de légendes entendues et de paroles échangées, de rencontres, de paysages, de pensées furtives et de sérieuses réflexions?

De plus en plus, je me rends compte qu'un voyage, c'est avant tout une grande toile sur laquelle tous ces éléments - et bien d'autres encore - viennent jeter leur touche. Un immense tableau qui se compose au gré des pérégrinations. Un patchwork grandeur nature, cousu patiemment, intensément, en cours de route...

Voilà donc comment je marquerai sur mon blog la fin de mon aventure sud-américaine. En partageant avec vous ces pensées sur le thème du voyage qui m'accompagnent tout au long du chemin. Et en introduisant même une nouvelle rubrique, intitulée «Réflexions nomades», consacrée justement à ce genre de considérations qui me traversent l'esprit depuis mon départ.

Un titre pompeux? Peut-être. Mais je vous avais prévenus que je rêvais de grands mots...

Commentaires

Tes réflexions nomades me plaisent bien!

Écrit par : helene | 26/01/2010

Hello Tania,

Que de saines réflexions! Te lire m'a fait penser à une très belle phrase de Nicolas Bouvier sur le voyage. Comme elle est très utilisée, je préfère te mettre le contexte, et il faut après extrapoler:
"C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait" (L'Usage du Monde)... Bonne suite de pérégrinations!

Écrit par : Sherlock | 26/01/2010

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