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13/04/2010

Au pays de la terre rouge

Ah mes amis, par où commencer? Assise à la terrasse d'un café, dans la rue principale d'Alice Springs, le cœur empreint de nostalgie à l'idée que l'aventure est finie, je m'imprègne une dernière fois de l'atmosphère de l'outback australien, encore présente ici : 4x4 couverts de terre rouge, insectes en tous genres - en vedette, mouches et sauterelles - magasins offrant au chaland le matériel nécessaire pour affronter le désert... Pour couronner le tout, un Aborigène gratte sa guitare et entonne de sa voix cassée des mélodies country.

Par où commencer, donc? Devrais-je évoquer en premier les paysages surréels que nous avons traversés? Terre rouge, certes, dont le pourpre s'intensifie à mesure que nous progressons à l'intérieur du pays. Mais aussi curiosités géologiques, cratères lunaires, dunes colorées dont les teintes dansent sous les rayons du soleil, lacs salés asséchés - immenses étendues aux étranges reflets qui ont attiré maints pionniers, persuadés de trouver au cœur de l'Australie cette mystérieuse mer alimentant les légendes.

Devrais-je ensuite parler de ces pionniers, justement, de ces premiers hommes - et femmes! - qui ont osé s'aventurer en ces terres hostiles, de ces chameliers afghans dont les précieux animaux, parfaitement adaptés aux conditions arides du pays, arpentent toujours les plaines, de ces fermiers téméraires croyant pouvoir dompter les éléments, de cette ligne de télégraphe permettant enfin de communiquer, de cet ancien chemin de fer aujourd'hui désaffecté mais dont le tracé hante encore les lieux, de ces mineurs traquant l'opale dans la petite ville de Coober Pedy, bastion d'un semblant de civilisation au milieu du désert, où la plupart des habitants vivent sous terre?

Devrais-je poursuivre par la vie en communauté, les feux de camp, les repas préparés en groupe, les fous-rires, la complicité qui peu à peu se bâtit? Par ces nuits passées à la belle étoile - aux belles étoiles, environ un millier - dans des swags (sorte de sac de couchage géant, imperméable), en des lieux improbables, au milieu de nulle part? Par ces couchers de soleil, ces levers de lune, ces nuages dramatiques traversant les cieux?

Devrais-je encore m'arrêter sur ces orages, ces éclairs qui ont animé l'une de nos soirées, ces pluies torrentielles qui ont inondé les routes? Sur cette dernière journée où nous avons bien cru devoir rebrousser chemin? Sur l'adresse de notre chauffeur et guide, slalomant entre les vastes étendues d'eau?

Devrais-je enfin me taire et admettre qu'il est impossible de capturer en quelques mots l'essence de cette expérience? Devrais-je enfin vous inviter à parcourir les photos ajoutées à l'album «Australie» et vous laisser contempler les paysages qui m'ont fait vibrer...?

10:33 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Vraiment de très jolies photos.... avec un texte émouvant. Félicitations.

Écrit par : Spiro | 14/04/2010

Wow ! Pour le texte (quelle envolée !) et les photos (superbes).

Écrit par : Georges | 14/04/2010

J'imagine très bien à quoi tu as pensé au bord du lake Eyre...
Tu es sûre que tu ne veux pas plutôt rester en Australie et t'occuper de bébés kangourous plutôt que les pingouins d'Afrique du Sud? Bises

Écrit par : Mélanie | 14/04/2010

Les commentaires sont fermés.