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20/05/2010

Anges et démons

Gangster, Charlie, George, Isabella... Même si l'on nous dit et nous répète de ne pas trop nous attacher aux oiseaux dont nous nous occupons, difficile, pour certains, de ne pas leur donner un petit nom.

Gangster, dont la posture laisse supposer qu'il est prêt à dégainer; Charlie, le petit bleu (terme utilisé pour désigner les pingouins qui n'ont pas encore atteint l'âge adulte) qui a grandi sous nos yeux; George le curieux, qui pointe son bec à qui mieux mieux, prêt à escalader les murs (ou du moins à essayer) pour découvrir ce qui se passe de l'autre côté; Isabella enfin, une femelle en surpoids qui vient de perdre son partenaire d'une vie et qui est trop déprimée pour s'alimenter...

Impossible parfois de nous mettre d'accord. Fonzy, Fred, the Godfather, Chickydee: autant de noms attribués au même pingouin, un autre bleu dont tout le monde est amoureux. Alors que certains oiseaux redoublent d'effort pour se débarrasser de nous autres effroyables humains, lui se laisse porter et caresser. Pour nous y retrouver lorsque nous parlons de lui, nous utilisons donc son «nom» officiel au centre, 94, qui lui a été donné à son arrivée.

Certains numéros éveillent en nous de bien différents sentiments. 75 pour commencer, une terreur d'oiseau, qui heureusement a été remis en liberté mardi dernier, en même temps que George et Charlie. Et 109, aussi baptisé Emily (en référence à «L'exorcisme d'Emily Rose»...), Le Démon ou le Diable, quasiment impossible à attraper sans se blesser, dont le regard vous suit où que vous soyez, responsable de bon nombre de nos cicatrices...

Si l'on nous dit de ne pas trop nous attacher, c'est d'une part pour laisser une chance aux oiseaux de rester sauvages et de se réhabituer sans trop de peine à la vie à l'extérieur du centre. Mais c'est aussi pour nous éviter de trop gros chagrin en cas d'issue malheureuse. Nous savions que Gangster n'allait pas bien, qu'il avait de plus en plus de mal à respirer, que ses jours étaient comptés. Mardi dernier, la vétérinaire a dû prendre la délicate décision de mettre fin à ses souffrances. L'un des chouchous du centre est donc parti rejoindre le paradis des pingouins, troublant le regard de certains...

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11:58 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Adieu Gangster... Comment est-ce possible de ne pas s'attacher à ces petites bêtes? Vous avez fait une petite cérémonie d'au revoir? Et toi, tu commences à te préparer à ton retour?

Écrit par : Mélanie | 22/05/2010

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