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12/05/2010

Apartheid

Après avoir sillonné la péninsule du Cap et dégusté avec délectation les produits de la vigne sud-africaine, il me restait encore une excursion sur ma feuille de route (offerte à tous les bénévoles qui travaillent ici): une balade à travers l'histoire accablante de la région.

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Direction le musée du District Six, le premier quartier de Cape Town à être déclaré «Whites only» en 1966. Des milliers de noirs sont déportés vers les banlieues de la ville, abandonnant derrière eux leurs maisons - qui seront détruites par la suite - leur passé et leur dignité. Pour que personne n'oublie cette période sombre du pays, une bonne partie de cette zone n'a pas été rebâtie. Vastes terrains vagues plus éloquents que mille monuments...

Même si l'apartheid est terminé, les ghettos des environs sont encore aujourd'hui surpeuplés. Difficile d'imaginer quiconque habitant ou travaillant dans ces fragiles maisonnettes de bois ou de tôle froissée, s'alignant en étroites rangées sur plusieurs kilomètres...

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Histoire de nous sensibiliser aux mesures prises pour aider cette communauté, notre guide - qui a elle-même vécu l'apartheid en tant que noire - nous amène visiter une crèche réservée aux enfants du quartier. Ou quand un sourire redonne des couleurs à la journée...

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Malgré la misère ambiante, malgré le malaise qui nous envahit en entendant l'histoire douloureuse du pays - qui résonne d'ailleurs tristement avec celle de la Nouvelle-Zélande et surtout de l'Australie, où des générations entières d'indigènes ont été dépouillées de leurs terres et de leurs biens - une atmosphère légère règne dans ces quartiers. Artisans qui hèlent le passant, sourires, plaisanteries, jeux d'enfants. Un signe que l'Afrique du Sud parviendra un jour à surmonter son passé?

11:47 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2)

05/05/2010

Pingouins!!! (version longue)

Vous allez certainement vous moquer de moi, mais le soir, avant de m'endormir, lorsque je ferme les yeux, je vois des pingouins... C'est grave, docteur? A en juger par les personnes qui m'entourent ici, pas le moins du monde! Car en termes de pingouinphilie, je ne suis certainement pas la plus atteinte. T-shirts, chapeaux, autocollants, porte-clés: c'est fou tout ce qu'on peut inventer... Bref, mes colocataires et moi partageons la même passion (maladive?) pour ces oiseaux si attachants et particuliers.

Pas surprenant, donc, que nous soyons tout excitées (eh oui, la pingouinphilie est une affection essentiellement féminine) à l'idée de partir travailler les matins. Premier arrêt lorsque nous arrivons au centre, l'espace réservé aux oiseaux résidents qui ne seront malheureusement jamais remis en liberté: ils ne survivraient pas dans le monde sauvage. Nous saluons Rocky, la mascotte des lieux - une sous-espèce de pingouins, ou de manchots, devrais-je plutôt dire, que l'on trouve en principe beaucoup plus au sud. Comment Rocky s'est retrouvée en Afrique, nul ne le sait... mais tout le monde l'adore et elle se laisse volontiers caresser.

Puis nous enfilons nos salopettes vertes imperméables et nos bottes noires (oui, oui, je me ferai prendre en photo un jour pour vous montrer...), et au boulot! Le but du centre? Prendre soin des oiseaux marins qui ont été blessés, empoisonnés, abandonnés, avant de les réintégrer dans leur habitat naturel. Outre une dizaine de pingouins, goélands, cormorans, huîtriers, et fous du Cap occupent les lieux et suivent une routine bien établie. Nous devons les nourrir (selon un régime adapté), les réhydrater (au moyen d'un tube que l'on enfonce dans leur gorge en essayant d'éviter leurs voies respiratoires et en maintenant l'oiseau immobile, le bec ouvert et le cou tendu... si, si, tout ça en même temps, très stressant!), les obliger à nager afin de vérifier l'étanchéité de leurs plumes. Et bien entendu, nettoyer et désinfecter leurs cages et leurs bassins.

Nos journées sont donc bien remplies! Et ponctuées d'événements inattendus, comme l'arrivée d'un bébé pingouin abandonné par sa maman (snif!) que l'on doit réchauffer - nous ne savons pas encore s'il survivra, très faible, paraît-il... - ou d'un autre encore, adulte celui-là, recouvert d'huile et qui n'a aucune intention de rester immobile lorsqu'on lui prodigue les soins dont il a besoin (j'ai une petite cicatrice sur le doigt pour le prouver... ainsi qu'un bleu sur le bras). Dans la série des aventures inhabituelles, l'échappée d'un jeune cormoran que j'ai poursuivi jusque dans le bassin voisin et finalement attrapé au péril... des mes chaussettes! Et bien sûr, la remise en liberté de nos deux pélicans dans la baie... Bonne chance et bon vol!

Comme dans tout «hôpital», il arrive que l'un de nos patients perde la vie, comme ce pétrel géant, immense oiseau noir qui l'espace de trois jours nous a laissé espérer une issue heureuse... Impressionnant de contempler son grand corps immobile, quelques minutes seulement après qu'il a rendu son dernier soupir.

Pour finir sur une note plus joyeuse, je parlerai encore des fous-rires que certains résidents nous donnent, comme ces jeunes cormorans jouant à cache-cache dans l'eau et s'attaquant à un fou du Cap dix fois plus gros qu'eux, ou ces pingouins curieux qui nous suivent du regard et semble nous interroger ou réclamer notre attention. Une fois de plus durant ce voyage, je me retrouve dans un tout autre univers, une toute autre atmosphère, et ça me plaît!

P.S. J'ai posté quelques photos de mes excursions dans la région des vignobles (magnifiques couleurs automnales) et sur la péninsule du Cap.

12:19 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3)

02/05/2010

Pingouins!!!

Quelle semaine, mes amis! Je suis épuisée... Si épuisée - quatre jours de travail intense au centre de réhabilitation des oiseaux marins, deux excursions pour visiter la région et, pour couronner le tout, un gros rhume qui me poursuit depuis lundi - qu'au risque de vous décevoir, je ne rentrerai pas dans les détails aujourd'hui... Je me contenterai pour l'heure de vous dire que tout se déroule à merveille et de partager avec vous ces quelques photos. Promis, d'ici la fin de la semaine prochaine, vous aurez droit au compte-rendu complet de mes journées avec les pingouins!

 

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Ne sont-ils pas mignons, ces pingouins...

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Rocky, la mascotte du centre

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Rocky encore

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Gangster, l'un de nos «patients», attaqué par une otarie

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Mais il n'y a pas que des pingouins ici. Voilà encore un fou du Cap...

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... et un pélican. Nous avons aussi des cormorans, des goélands, des huîtriers et bien d'autres oiseaux encore.

17:21 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4)

25/04/2010

Premiers pas en Afrique du Sud

Quatre jours que je suis arrivée à Cape Town... et une douce torpeur s'est emparé de moi. Adaptation au rythme décontracté du continent, déjà? Mettons plutôt cela sur le compte du long trajet en avion et des huit heures qui me séparent de l'Australie. A prendre également en considération, le délassement à l'idée de poser mes malles durant six semaines au même endroit. Et de redonner une définition au mot maison. Non pas que la vie de nomade me déplaise, mais paresser plusieurs heures au creux confortable d'un canapé avec un bouquin haletant, ça a du bon!

D'autant que ma nouvelle maison a tout pour plaire! Vastes pièces lumineuses et jardin peuplé de palmiers, sans oublier une piscine (trop froide, malheureusement. N'oublions pas qu'ici l'hiver commence à pointer le bout de son nez... ce qui n'empêche pas le soleil de briller!) et une immense cuisine qui me permet de renouer avec les plaisirs du fourneau.

En attendant de rencontrer les pingouins - mardi, j'ai hâte! - j'ai profité de ces quelques jours pour me reposer (cf le canapé et le bouquin haletant), pour papoter avec mes nouveaux colocataires et pour me familiariser avec la ville (même si j'habite en banlieue). Après une balade au cœur des marchés aux puces - et de leurs toiles colorées - j'ai pris un bain de foule sur les quais animés, dégusté de délicieuses crevettes face à l'océan, et visité l'île Robben, où Nelson Mandela était détenu la majeure partie de son incarcération. Dire qu'ici, il y a à peine vingt ans... Impossible à ignorer, impossible à appréhender dans sa totalité, l'histoire récente du pays - et sa situation actuelle - s'inscrivent constamment dans un geste, un regard, une attitude, un mot, une pensée.

15:04 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5)

20/04/2010

De l'outback à la cité

Saisissant, le contraste entre Alice Springs et Sydney! D'un côté, la petite ville perdue au milieu de nulle part, qui a su développer d'ingénieuses façons de sortir un tant soit peu de leur isolement les habitants des coins les plus reculés du désert. Parmi les exemples les plus frappants, le Royal Flying Doctor, qui vole, littéralement, à leur secours en cas de besoin, et la School of the Air, qui offre une éducation à leurs enfants, via radio (!) hier et internet aujourd'hui.

De l'autre, la métropole (immense! Moi qui me targue de visiter les villes à pied, j'ai eu l'occasion, à maintes reprises, de prendre la mesure de cette cité...) et ses hauts buildings vitrés, ses larges avenues le long desquelles filent les voitures pressées, son port animé... J'y ai passé cinq jours très agréables, entre librairies, cinéma, musées, et découverte des petits quartiers au charme tout anglais - à part les palmiers! - qui entourent le centre. Sans oublier son imposant pont, son incontournable opéra, et sa fameuse plage, Bondi, dont j'ai arpenté le sable avec un plaisir tout enfantin. Et ces couchers de soleil qui baignent les quais de leur lumière magique...

Mais au terme de mon séjour australien - je m'envole dans quelques heures pour l'Afrique du Sud et ses pingouins! J'ai du mal à réaliser... - c'est à l'outback que je pense encore maintenant et je sais qu'une petite parcelle de mon cœur restera à jamais attachée à ce coin du monde si particulier... Décidément, une chose est sûre, je reviendrai un jour de ce côté de la planète.

02:40 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3)