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28/12/2009

Journée tranquille

Aujourd'hui, repos. Le temps s'y prête plutôt bien: même si le soleil daigne parfois sortir ses rayons, le vent souffle, comme d'habitude, et il fait froid. La neige a même versé quelques flocons (si, si!). Au programme donc, balade dans Puerto Natales. Cette petite ville n'offre pas de grand intérêt touristique: même si on peut lui trouver un côté charmant, elle sert avant tout de point de départ vers les grands espaces naturels qui l'entourent. Or, j'éprouve justement le besoin de me reposer les yeux. Hier, je n'ai pas su apprécier à sa juste valeur mon excursion en bateau. Overdose d'images? Je ne sais pas. Je crois qu'il me faut «digérer» les fabuleux paysages que j'ai vus ces derniers jours avant de passer à la suite.

Ce matin, j'ai donc visité l'unique musée de la ville, qui retrace l'histoire des peuples natifs. Très intéressant. Le côté culturel qui me manquait. Puis je me suis lancée dans un «safari» photo, sur le thème: les enseignes et les façades de Puerto Natales (le résultat dans l'album Patagonie chilienne ainsi que quelques photos de l'excursion en bateau). A midi, j'ai mangé dans un petit resto typique au décor retro, bercée par la voix de chanteurs chiliens... Cet après-midi, massage pour me réconcilier avec mon dos. Une journée tranquille, somme toute... Et bien agréable.

23:12 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4)

26/12/2009

Back from the park

Je l'avoue, la veille de mon départ au parc Torres del Paine, en observant le ciel s'assombrir et entendant le vent souffler, en m'activant pour rassembler le matériel et la nourriture nécessaires à cinq jours en pleine nature, en essayant de limiter au maximum le poids de mon sac à dos, je n'en menais pas large...

Je l'avoue, le matin de mon départ, en voyant la pluie tomber, battue par ce même vent, en sentant le froid s'infiltrer dans mes habits, tandis que j'attendais le bus qui m'amènerait à l'entrée du parc, je me suis demandé si tout cela était vraiment une bonne idée...

Je l'avoue, en entamant la première montée - la plus dure du trek, ai-je appris par la suite - en entendant mon dos, mes mollets, mes genoux crier leur mécontentement, j'ai été à deux doigts de rebrousser chemin...

Eh bien, je suis contente d'avoir persévéré! Les paysages en valaient largement la peine (et je peux vous dire, de la peine, il y en a eu. Mon dos s'en souviendra longtemps...) Mais je crois que je ne serais pas allée bien loin, si je n'avais pas rencontré, dès ma sortie du bus, un groupe avec qui j'ai marché tout le trajet: trois Hollandais et un Suédois, que voici:

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Les encouragements mutuels, les repas en groupe, les impressions échangées, les parties de dés, tout cela a largement contribué à la réussite du séjour. Sans parler de ce 24 décembre passé le dernier soir en leur compagnie - et avec des dizaines d'autres backpackers affamés - dans un refuge qui servait un repas spécial de Noël: un buffet à volonté, des desserts à n'en plus finir, le tout dans un décor de rêve... Inoubliable souvenir...

Revenons-en aux paysages. Chaque jour différents, entre lacs de montagne, vert émeraude ou bleu glacial, sommets enneigés ou pics de granite, forêts d'arbres nains souvent dévastées par le vent, collines verdoyantes à perte de vue, torrents et chutes d'eau, ponts de bois à traverser - pas plus que deux personnes à la fois! - et, au détour de chemins, guanacos, condors et autres volatiles non identifiés mais ô combien dépaysants.

Un véritable enchantement, déroutant, permanent, pour les yeux. L'impression - comment dirai-je? - d'arpenter le monde, de me retrouver au cœur des éléments. Je crois avoir déjà utilisé cette expression lors de certains autres voyages, mais elle s'applique ici également: le sentiment d'être, face à cette nature, bien petit, mais vivant.

Et même si la pluie, le froid, le vent - toujours cet inlassable vent, qui empêche parfois d'avancer - et la neige aussi, se sont invités au programme (j'ai eu droit à un cadeau de Noël le 25 au matin: de l'eau dans ma tente, ce qui m'a encouragée à rentrer un jour plus tôt...), je ne regrette pas une seconde de m'être aventurée à Torres del Paine.

P.S. La suite du programme: quelques jours de repos à Puerto Natales avant de repasser du côté argentin, à El Calafate. En attendant, je prévois quand même une excursion dimanche dans un autre parc national, cette fois en bateau, pour admirer fjords et glaciers... Photos à suivre! Celles de Torres del Paine sont d'ores et déjà là.

23:02 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8)

21/12/2009

Prochaine étape: Torres del Paine

Me voilà donc à Puerto Natales, toujours au Chili. Lundi, au programme, préparatifs et achats en vue de ma randonnée dans le parc national Torres del Paine, qui débutera mardi. Il paraît que les paysage sont grandioses... Je me réjouis! J'y passerai cinq jours, sans accès à internet. Ceci est donc, en principe, mon dernier post avant la fin de la semaine. J'en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël! Je ne réalise pas du tout que nous sommes à cette période de l'année, malgré les multiples décorations dans les magasins et dans les auberges de jeunesse. Pour ma part, je passerai mon réveillon dans un camping, en compagnie de backpackers venus du monde entier.

En attendant les photos du parc, j'ai créé un album intitulé Patagonie chilienne. Pas de texte pour l'instant, j'y reviendrai peut-être plus tard.

A très bientôt!

P.S. Et Fred, vous demandez-vous? Il n'est pas beaucoup sorti de mon sac ces derniers jours, il craint un peu de s'envoler, avec ce vent... Mais il prendra part à la randonnée et fera certainement l'objet de quelques photos à cette occasion!

01:02 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (9)

19/12/2009

Voyage au milieu de nulle part

Jeudi 17 décembre, départ d'Ushuaia en direction de Punta Arenas, au Chili. Dix heures de trajet. Je ne les presque pas vu passer. Hors du temps, hors du monde. Sur cette immense plaine aride de caillasse et d'herbe, jaune par endroit, une seule route, la nôtre. L'unique moyen terrestre de traverser la Terre de Feu. Pas âme qui vive à l'horizon, si ce n'est quelques troupeaux de vaches et de moutons. Quelques guanacos et autruches isolés daignent également pointer le bout de leur nez. Une confirmation que je suis bien loin de la maison. Parfois, des coins de verdure, des collines, des forêts dévastées - par le vent? ­- l'ombre d'une montagne, au loin, viennent compléter le paysage. Ça et là, un chemin s'éloigne vers une estancia.

Puis soudain la côte. L'océan Atlantique. Nous arrivons à Rio Grande, l'une des seules villes de la région. Petit clin d'œil familier: un panneau publicitaire rappelle la présence d'un magasin Carrefour à quelques centaines de mètres de là... Nous retrouvons bien vite notre route isolée. Une piste, cette fois. Non goudronnée.

Passage au Chili. La frontière aussi se trouve au milieu de nulle part. Après avoir quitté le poste argentin, nous parcourons encore près d'un kilomètre avant d'atteindre celui de son voisin. Entre les deux, nous trouverions-nous dans un no man's land? Quelques formalités, quelques papiers à remplir - parfois à double (?) - contrôle des sacs: voilà, nous avons changé de pays. De l'autre côté, un snack-bar posé sur un désert accueille les voyageurs qui n'ont pas pu emporter de nourriture avec eux, la loi chilienne étant très stricte sur le sujet.

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Reste encore le détroit de Magellan à traverser, à bords d'un ferry. Des dauphins - version miniature, en noir et blanc - saluent notre passage. De retour sur terre. Plus que 150 kilomètres et nous arriverons à destination.

P.S. La suite du programme? Après une journée tranquille à Punta Arenas, je prendrai part samedi à une excursion à l'Isla Magdalena, qui abrite une colonie de... pingouins! Puis départ dimanche à Puerto Natales, étape obligée avant de me rendre la semaine prochaine dans le parc très réputé Torres del Paine.

00:14 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4)

16/12/2009

Ailleurs

Féérique, l’arrivée en avion sur Ushuaia! Des bouts de mer entourés de montagnes enneigées au sommet et vertes à leur pied. Les Andes parsemées sur les eaux… L’impression de pénétrer en des terres inexplorées. Me voilà vraiment ailleurs. Un ailleurs nouveau.

La ville, patchwork elle aussi, petites maisons de couleurs d’un côté, allures de banlieue sinistre de l’autre, ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà pu visiter. Si, un petit parfum de Reykjavik, des cités nordiques, de ces endroits où les éléments dictent la façon de construire les habitations. Toits de tôles ondulées pour se protéger du vent.

Ce vent d’ailleurs, très présent. Celui qui court à la surface des lacs et du canal Beagle, celui qui soulève des bourrasques de poussière sur les chemins, celui qui, la nuit dernière, a chanté continuellement de sa voix presque angoissante. Celui aussi qui m’a accompagnée tout au long de ma balade hier dans le parc national Tierra del Fuego*, provoquant le grincement des arbres les plus anciens.

Paysages fantastiques où les montagnes viennent se jeter sur des plages de galets et de coquillages. Petits îles où se cachent des colonies d’otaries, de cormorans et de manchots de Magellan. Et la lumière, cette lumière si particulière des pays où le soleil ne se couche pas avant dix heures du soir, cette lumière qui, d’un coup de baguette magique, projette sur les eaux lisses de la baie le reflet d’Ushuaia.

Je peine à réaliser que je me trouve toujours en Amérique latine. Et pourtant, la chaleur des habitants, l’espagnol chantant et, encore et toujours, des airs de tango – comme celui qui m’a accueillie au centre des visiteurs du parc national après trois heures de marche – se chargent de me le rappeler.

Demain, direction Punta Arenas, au Chili. Dix heures de trajet en bus, principalement sur une route non goudronnée. Et à l’arrivée, la traversée en ferry du détroit de Magellan…

P.S. La connexion internet n’est pas très bonne, je ne peux malheureusement pas enregistrer mes photos sur le blog. Seule la «couverture» de l’album est passée. Un avant-goût… Je rajouterai les autres dès que possible!

*Terre de feu, la presqu’île qui compose la pointe de l’Argentine et du Chili, a ainsi été nommée à cause des feux allumés par les peuples natifs pour se protéger du froid. C’était la minute historique du jour!)

23:41 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1)