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15/06/2010

Des plaines sud-africaines aux montagnes suisses

Me voilà rentrée... Depuis trois jours, la réalité m'a rattrapée. Chômage, emploi, factures, courrier: le ballet de l'administration, que j'ai réussi à fuir durant six mois, s'invite à nouveau de son pas lourd dans mon quotidien.

Mais finalement, la réalité, n'est-ce pas aussi - et même davantage - les animaux du Parc Kruger, qui dansent sous les premiers et derniers rayons du soleil sud-africain? N'est-ce pas la savane, qui étend son territoire sur près de 20 000 kilomètres carrés (la moitié de la superficie de la Suisse)? N'est-ce pas le souvenir de l'Apartheid qui marque un pays entier de ses stigmates? Les voyages se situent-ils vraiment hors du temps ou ne représentent-ils pas à eux seuls une réalité que le quotidien créé de toutes pièces par nous autres humains a réussi à surclasser?

Autant de pensées, et bien d'autres encore - idéalistes, naïves, vaines: appelez-les comme vous voulez - qui hantent mon esprit ces jours-ci. Mais au-delà de l'inconfort de cette réflexion, il y a aussi le bonheur de prendre à nouveau ma famille dans mes bras, de partager les derniers potins avec mes amis, et bien sûr, de leur raconter par bribes le récit de mes pérégrinations.

Bref, une période d'adaptation, où les obligations de la vie en société se mêlent aux images Sépia de safari et de pingouins, d'océan déchaîné et de glaciers, de forêts luxuriantes et de plaines désertées. Ou quand deux réalités se côtoient, je l'espère sans s'affronter...

P.S. J'ai ajouté les photos du safari à un nouvel album intitulé «Kruger Park» (et j'ai renommé le précédent «Cape Town». Ce blog ne va pas tomber à l'abandon: je continuerai à l'alimenter de réflexions sur le thème du voyage ou, qui sait, du récit des mes prochaines aventures!

10:18 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2010

Mon voyage touche à sa fin

Mon voyage touche à sa fin. Hier, j'ai pris congé de mes chers oiseaux marins. Au risque de m'attirer quelque moquerie, je vous avouerai que j'étais à deux doigts de verser une larme en disant au revoir aux pingouins...

Mon voyage touche à sa fin. Aujourd'hui, je régalerai mes colocataires d'une fondue pour célébrer mon départ. Dernière soirée en leur compagnie, après six semaines de partage, de rires, de sorties. Je n'ose pas imaginer les adieux...

Mon voyage touche à sa fin. Demain, je m'envolerai pour Johannesburg, laissant derrière moi une ville qui a été mienne durant six semaines. Cape Town, Table View, Waterfront, Table Mountain, Bayside, SANCCOB: autant de termes si familiers qui ne seront bientôt plus que des souvenirs...

Mon voyage touche à sa fin. Dans sept jours, je foulerai à nouveau le sol suisse, après six mois d'absence. Certes, je me réjouis de revoir ma famille, mes amis, mais je redoute le moment où la réalité reprendra le dessus, mettant un terme à ma trépidante vie de nomade...

Mon voyage touche à sa fin... mais il me reste toutefois une aventure à vivre, et pas la moindre! Quatre jours de safari dans le parc Kurger, la réserve naturelle la plus importante du pays. Histoire de faire une dernière fois le plein d'images avant de reprendre le chemin de la maison...

P.S. Ceci est probablement le dernier texte que j'écrirai durant mon voyage (la connexion à internet dans le parc Kruger risque d'être compliquée...). Mais je vous raconterai cette dernière expédition dès mon retour en Suisse le week-end prochain (même en l'écrivant, je n'arrive pas à y croire... L'aventure est terminée, déjà?)

17:08 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5)

30/05/2010

Amoureuse

Comment voulez-vous ne pas craquer en présence d'un petit pingouin de trois jours à peine... ?

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P.S. Pas eu le temps d'écrire ces derniers jours, mes journées ont été bien remplies! Mais j'essaierai de me rattraper... d'autant qu'il ne me reste plus que deux semaines avant mon retour en Suisse. Difficile à concevoir...

... Bon, je ne peux pas résister, je vous mets encore deux photos du bébé pingouin!

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19:57 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5)

22/05/2010

En images

J'ai enfin pu ajouter des photos à mon album! Vous y trouverez donc des images de notre ascension à Table Mountain (et du coucher de soleil ce jour-là, magnifique!), de mon immersion (littérale..) dans l'univers des grands requins blancs (brrr... Moi qui n'ai jamais pu regarder «Les Dents de la Mer» en entier jusqu'à l'âge de 21 ans, j'ai été servie!), ainsi que de ma journée et soirée à la plage de Table View, la banlieue où j'habite. Encore un superbe coucher de soleil... et une semaine entère sans pluie!

22:32 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2)

20/05/2010

Anges et démons

Gangster, Charlie, George, Isabella... Même si l'on nous dit et nous répète de ne pas trop nous attacher aux oiseaux dont nous nous occupons, difficile, pour certains, de ne pas leur donner un petit nom.

Gangster, dont la posture laisse supposer qu'il est prêt à dégainer; Charlie, le petit bleu (terme utilisé pour désigner les pingouins qui n'ont pas encore atteint l'âge adulte) qui a grandi sous nos yeux; George le curieux, qui pointe son bec à qui mieux mieux, prêt à escalader les murs (ou du moins à essayer) pour découvrir ce qui se passe de l'autre côté; Isabella enfin, une femelle en surpoids qui vient de perdre son partenaire d'une vie et qui est trop déprimée pour s'alimenter...

Impossible parfois de nous mettre d'accord. Fonzy, Fred, the Godfather, Chickydee: autant de noms attribués au même pingouin, un autre bleu dont tout le monde est amoureux. Alors que certains oiseaux redoublent d'effort pour se débarrasser de nous autres effroyables humains, lui se laisse porter et caresser. Pour nous y retrouver lorsque nous parlons de lui, nous utilisons donc son «nom» officiel au centre, 94, qui lui a été donné à son arrivée.

Certains numéros éveillent en nous de bien différents sentiments. 75 pour commencer, une terreur d'oiseau, qui heureusement a été remis en liberté mardi dernier, en même temps que George et Charlie. Et 109, aussi baptisé Emily (en référence à «L'exorcisme d'Emily Rose»...), Le Démon ou le Diable, quasiment impossible à attraper sans se blesser, dont le regard vous suit où que vous soyez, responsable de bon nombre de nos cicatrices...

Si l'on nous dit de ne pas trop nous attacher, c'est d'une part pour laisser une chance aux oiseaux de rester sauvages et de se réhabituer sans trop de peine à la vie à l'extérieur du centre. Mais c'est aussi pour nous éviter de trop gros chagrin en cas d'issue malheureuse. Nous savions que Gangster n'allait pas bien, qu'il avait de plus en plus de mal à respirer, que ses jours étaient comptés. Mardi dernier, la vétérinaire a dû prendre la délicate décision de mettre fin à ses souffrances. L'un des chouchous du centre est donc parti rejoindre le paradis des pingouins, troublant le regard de certains...

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11:58 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1)